Présentation

La tenue de l’Exposition agricole de Trois-Rivières est un moment unique et privilégié où le monde urbain et le monde rural se côtoient.

Visiter l’Exposition agricole de Trois-Rivières, c’est entrer dans le monde immense et beau de l’agriculture. C’est côtoyer des hommes et des femmes de passion qui se donnent comme mission première de nourrir leurs semblables.

Historique et mission

L’Exposition agricole de Trois-Rivières a vu le jour en 1896 afin d’encourager l’amélioration de l’agriculture sous toutes ses formes et le commerce des animaux. Le premier mandat des dirigeants concernait principalement la standardisation des règlements et des classes pour les nombreux concours d’animaux et le développement de normes sanitaires adéquates.

L’Exposition a, depuis, beaucoup évoluée. L’aspect compétition des concours d’animaux a gagné en importance et les bêtes en compétition ne sont plus seulement des bêtes élevées par les producteurs mais aussi des bêtes achetées pour leur calibre.

L’Exposition est gérée par douze administrateurs dont le président est Monsieur Mario Lacerte, producteur laitier. De plus, l’organisation s’articule autour d’une directrice générale et d’une secrétaire.

L’Exposition agricole de Trois-Rivières est membre de l’Association des expositions agricoles du Québec. Cette association regroupe 34 expositions à travers tout le Québec. Les expositions se tiennent à partir de la fin du mois de mai jusqu’à la mi-septembre. L’Exposition agricole de Trois-Rivières, pour sa part, se tient au début du mois de juillet.



POUR L’AMOUR DE L’AGRICULTURE

Vache

L’Exposition de Trois-Rivières est née du désir du ministère de l’Agriculture du Québec de mieux répartir les sommes accordées aux sociétés agricoles de comtés, en transformant les petites expositions en un seul événement plus important, ayant lieu dans la capitale de chaque région. Trois-Rivières devenait la première ville à bénéficier du mouvement désiré par le gouvernement. L’objectif des organisateurs était de stimuler le monde agricole par des rencontres et une saine compétition, tout en présentant aux gens de la ville les plus beaux spécimens animaux et végétaux. L’industrie et le commerce profitaient aussi avantageusement du rassemblement de tant de gens en un seul lieu, devenant aussi une belle occasion de festivités.

En 1896, l’agriculture était le principal élément de l’Exposition. Au début du vingt et unième siècle, elle l’est redevenue. Laissée dans l’ombre de l’œil public au cours de certaines périodes, l’agriculture n’a pourtant jamais été prise à la légère par les administrateurs de l’Exposition. Ces cent éditions témoignent de l’évolution de cette sphère importante de notre société. L’objectif des exposants d’aujourd’hui demeure le même que celui de ceux de 1896 : montrer aux gens de la ville ce que le monde agricole a de plus beau et de plus important.

Au cours de la décennie 1910, Trois-Rivières grandit et bat au rythme de l’industrie. L’Exposition prend son envol au cours de ces années et soulève l’enthousiasme de la population. Au cours de la Première Guerre mondiale, l’agriculture connaît une période prospère et les forains américains se présentent à Trois-Rivières avec de nouveaux manèges, dont le "whip", toujours populaire aujourd’hui.

La décennie 1920 étant économiquement prospère, des records d’assistance se succèdent chaque année. La réputation de l’Exposition devient si appréciable qu’elle est considérée comme « Classe A ». Les éleveurs et cultivateurs arrivent de toutes les parties du Québec, de l’Ontario et des Maritimes pour y participer. Les nombreuses compagnies foraines qui se présentent sont parmi les plus importantes de l’est des États-Unis.

La crise économique frappe très durement Trois-Rivières et la Mauricie. Après des problèmes financiers au début de la décennie 1930, l’Exposition est abandonnée par la municipalité, puis reprise par deux associations agricoles, ainsi que par des hommes d’affaires. Au cours de cette période, la participation rurale est limitée aux comtés voisins. C’est à partir de 1938 qu’apparaissent les nouveaux bâtiments, alors que les anciennes installations sont démolies. Après des moments difficiles, les dernières éditions des années 1930 laissent présager les plus beaux lendemains pour le rendez-vous annuel.

Trois-Rivières doit se priver de son Exposition de 1940 à 1945, parce que les gouvernements provinciaux et fédéraux jugent plus sage de consacrer leurs subventions à l’effort de guerre. Des soldats de l’armée canadienne s’installent sur le terrain. À la fin du conflit, la municipalité reprend le contrôle de l’Exposition et la population peut enfin profiter de leurs belles installations. Un second âge d’or allait débuter. Lors de l’édition 1948, la foire compte plus de 100 000 entrées pour la première fois.

Entre 1950-1959, la prospérité économique égale succès! Le budget aidant, l’Exposition se modernise. L’agriculture commerciale est de plus en plus présente et la bâtisse industrielle manque d’espace pour recevoir les exposants. Le phénomène des Baby Boomers étant très présent dans la ville, le terrain de l’Exposition fourmille d’enfants qui s’amusent grâce aux manèges de la compagnie Conklin, la plus prestigieuse au Canada, pendant que leurs parents goûtent aux spectacles de style Broadway au stade de baseball.

La décennie 1960 poursuit les acquis des années 1950, sauf que les événements d’essence québécoise sont de plus en plus présents, avant de devenir la règle à la fin de cette période. Si la participation agricole demeure importante, elle est souvent laissée dans l’ombre face aux divertissements et aux spectacles. Pour sa part, le pavillon commercial est abandonné par les grandes industries et de nombreux kiosques gouvernementaux font leur apparition.attractions

Dans les années 1970, l’Exposition est devenue un vaste terrain d’amusements, de plus en plus ouvert à la jeunesse et à différents aspects internationaux. Le monde agricole reprend un peu plus de place, notamment en ouvrant son aspect éducatif aux enfants. Les problèmes économiques de la région ne se font pas immédiatement sentir dans la programmation de l’Exposition.

La décennie 1980 de l’Exposition est celle des grands spectacles avec des artistes québécois de renom, le public commençait à délaisser la foire. Des déficits imposants invitent la municipalité à choisir entre l’Exposition et d’autres événements. En 1988, un abandon est annoncé, mais c’était mal connaître l’intérêt des ruraux. De ce fait, l’agriculture reprend peu à peu sa place dans la programmation.

Reprise en main par une association d’éleveurs depuis le début des années 1990, l’Exposition présente de façon attrayante les aspects agricoles, notamment le domaine agroalimentaire. Une certaine simplicité bienvenue fait place au faste des deux décennies précédentes et l’Exposition demeure un événement important pour l’univers imaginaire de l’enfance. Par ailleurs, une nouvelle génération adulte se penche avec intérêt sur l’aspect agricole, présenté sous son jour le plus progressif. L’élan est lancé pour les cent prochaines années. Les sourires de 1896 sont les mêmes qu’aujourd’hui.

Longue vie à l’Exposition de Trois-Rivières!